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Tri Nguyen. Un artiste atypique.

Tri commence à étudier le piano à l’âge de 5 ans et demi au Viêtnam, sous la direction de professeurs formés en France. Après des études musicales au Conservatoire de Saïgon, il se perfectionne à l’Ecole Normale de Musique de Paris, dans les classes de Jacques Lagarde, lui-même ancien élève de Marguerite Long et de Clara Haskil, puis de Ramzi Yassa, concertiste virtuose formé à Moscou, avec qui il découvre la grande école pianistique russe.

Né dans une famille aristocratique du Vietnam du Sud fortement attachée à la tradition ancestrale, ses parents considèrent que les études de piano ne suffisent pas à son éducation musicale, et lui font étudier la cithare viêtnamienne avec un vieux maître de la pure école traditionnelle, école maintenant en voie de disparition. C’est ainsi que dès son plus jeune âge, Tri Nguyen partage son temps entre deux cultures, deux mondes musicaux. Le piano représente l’ouverture de sa famille à l’occident, la cithare reflète l’importance de la tradition millénaire du Vietnam.

Tout se fait au diapason chez le jeune musicien : école américaine pour les études, cours particuliers sur les rites et les coutumes vietnamiens avec les vieux maîtres lettrés, à la maison. Ses parents lui apprennent ce qui fait d’un être humain le « gentilhomme » confucéen, mais qui vit avec son temps : les quatre arts majeurs : la musique ; les échecs ; la littérature ; la peinture sont donc les enseignements fondamentaux que Tri Nguyen reçoit en dehors de son cursus classique à l’école.

« C’était très dur pour moi, jeune, j’avais tous ces cours supplémentaires à la maison, les répétitions, je ne pouvais pas aller jouer autant que j’aurais voulu avec les autres enfants, mais je pense que grâce à tout ça, je m’épanouis aujourd’hui ».

A ses heures de loisirs, Tri peint pour son plaisir. La technique de la peinture chinoise implique que chaque geste pour chaque trait soit codifié, des gestes répétés des milliers de fois jusqu’à l’obtention du résultat voulu (il en est de même pour le piano et la cithare). Ses tableaux sont des chefs d’œuvres de poésie, de légèreté, de rêverie, mais qui cachent une maîtrise parfaite du pinceau et des encres sans en trahir la difficulté. Il en est de même pour la virtuosité pianistique de Tri Nguyen : l’effort technique ne se voit pas.

Tri Nguyen est le seul concertiste au monde à maîtriser à la fois le piano et la cithare, ses concerts sont des moments uniques où le répertoire pianistique est associé aux mélodies d’un passé lointain du Vietnam, maintenues en vie grâce à l’envie farouche qu’a Tri Nguyen à sauvegarder son héritage ancestral. Pour les partitions cithare, Tri utilise toujours l’annotation ancienne, où des mots sont à la place des notes, contrairement à sa formation occidentale de la musique. Malheureusement, cette annotation n’est plus utilisée, et a été remplacée par le solfège occidental.

Tri s’est produit à plusieurs reprises au Vietnam, aux Etats-Unis et en Europe. En France, il a notamment joué en soirée de clôture pour le Festival d’Aubervilliers Musique du Monde, au 17è Festival » Théâtres au Cinéma » à Bobigny, et a participé à diverses émissions de radio et de télévision telles que, France Culture, Fréquence Protestante, Radio RMA, RCF, Demain TV, Blabla Wilson TV etc. En tant qu’artiste invité pour le lancement d’un album d’un groupe électro-rock à Paris, le public était enthousiasmé et conquis à la fin de sa prestation. Pendant la saison estivale, il est invité permanent de plusieurs festivals dans le Département de Charentes, notamment celui de Paillé. En 2012, Tri Nguyen a également inauguré le Festival « Un Village pour les Artistes », en Isère, où pendant trois jours « marathons », il a participé à de nombreux événements tels que « cinéma/piano en direct » et, « poésie/cithare », pour terminer en donnant un concert de clôture à guichet fermé.

Incité par de nombreux succès et d’encouragements de la part de son public, Tri Nguyen a sorti l’album : « CONSONNANCES » en 2014, associant les mélodies centenaires de la cithare de son pays natal aux accords occidentaux d’un quatuor à cordes classique. L’aspect innovateur et exceptionnel de l’Album a suscité de nombreux critiques positives de la presse du monde entier. Songlines, le leader mondial de la presse World Music, lui a réservé un accueil chaleureux. La presse vietnamienne proclame qu’à travers « Consonnances », Tri Nguyen a fait revivre la musique vietnamienne et l’a remise sur la scène musicale internationale. Depuis sa sortie, « Consonnances a reçu de nombreux prix internationaux, dont « The Global Music Awards Gold Medal Winner » pour World Music, ou « Best Instrumental/Classical Album » des « The Akademia Music Awards ».

Poursuivant son désir de créer de nouveaux genres de musique, Tri a sorti un EP « A Journey Between Worlds » en mai 2016, où la gamme pentatonique vietnamienne est mélangée avec le Oud et les percussions arabes. Février 2017, l’album « Beyond Borders », réunissant la musique des cinq continents avec la cithare vietnamienne est présenté au public.

Tri Nguyen est désormais Voting Member aux Grammy Awards USA.

En parallèle de ses activités de concertiste et de compositeur, Tri Nguyen affectionne particulièrement l’enseignement. Interrogé sur la relative rareté de ses concerts comparée à d’autres concertistes, Tri Nguyen confie qu’il a besoin d’un équilibre entre l’excitation et l’euphorie des concerts, l’évasion et la méditation que lui permet sa pratique de la peinture, et enfin le plaisir de transmettre son savoir à d’autres personnes, tout en préservant la qualité de sa vie privée. Il donne régulièrement des master class pendant lesquelles il fait preuve d’un grand sens de pédagogie, non seulement avec les stagiaires, mais également avec un public venu découvrir les « coulisses de la musique ». Pour lui, les cours de musique sont un moment d’échange précieux entre l’élève et le professeur : l’art de l’échange est un « cadeau du ciel ».

Tri Nguyen a quatre grands souhaits dans la vie : vivre de sa musique ; maîtriser la peinture chinoise ; écrire un livre ; monter sur les planches dans une pièce de théâtre. « Ensuite, je pourrais mourir heureux ». Espérons que ses deux derniers rêves ne se réaliseront que très tard …..